Dernières nouvelles - Décembre 2009

Des variations génétiques communes à l'autisme et la schizophrénie
Paris, 8 septembre 2009 — Une équipe française annonce avoir mis en évidence des variations similaires microscopiques dans le matériel génétique d'individus atteints de schizophrénie, d'autisme ou encore de retard mental.
Leurs travaux sont publiés dans le numéro de septembre d'Archives of General Psychiatry.
L'équipe d'Audrey Guilmatre, de l'Institut hospitalo-universitaire de recherche biomédicale à Rouen, a analysé le matériel génétique provenant de 247 personnes atteintes d'arriération mentale, 260 d'autisme, 236 de schizophrénie et d'un groupe contrôle de 236 personnes indemnes de toute pathologie. L'analyse a concerné 28 localisations sur l'ADN.
Parmi les 743 individus atteints d'une pathologie, les modifications génétiques étaient retrouvées sur 11 des 28 localisations concernées. Une des 28 variations a été retrouvée chez 10 des 236 individus atteints de schizophrénie, soit 4,2%, 16 des 260 individus autistes, soit 6,2%, et 13 des 247 cas d'arriération mentale, soit 5,3%, comparés avec un seul des individus du groupe contrôle, soit 0,4%.
Dans un communiqué, la Fondation Autisme souligne que «jamais un aussi grand pourcentage de personnes autistes n'a été trouvé présentant une même anomalie génétique, jamais non plus n'avait été mis en évidence une anomalie génétique commune entre autisme, schizophrénie et retard mental». (AP)

Des bactéries dans les pommeaux de douche
Montréal, 14 septembre 2009 — Les pommeaux de douche offrent un milieu de développement idéal à une bactérie responsable de problèmes respiratoires.
Des biologistes américains ont analysé 50 pommeaux de douches situées dans 9 villes américaines pour s'apercevoir que le tiers d'entre elles recelaient une présence significative de la mycobactérie mycobacterium avium (MAC).
En fait, des chercheurs de l'Université du Colorado estiment que cet agent pathogène commun s'y trouve parfois dans des concentrations jusqu'à 100 fois supérieures à ce qu'on trouve dans les réseaux hydrauliques des villes. «Si vous mettez votre visage sous la douche dès que vous ouvrez le robinet, vous recevrez probablement une forte charge de MAC, et ce n'est pas vraiment bon pour la santé.»- Norman Pace, Université du Colorado.
Les présents travaux ont été lancés après qu'une équipe de l'hôpital National Jewish de Denver eut montré un lien possible entre une hausse d'infections pulmonaires non tuberculeuses et l'usage de la douche de préférence au bain.
La fatigue, une sensation de malaise, une toux sèche et persistante, et l'essoufflement sont les principaux symptômes.
Les pommes de douche en métal seraient moins susceptibles d'héberger la mycobactérie que celles en plastique.
Laisser couler l'eau pendant une minute avant d'entrer sous la douche permet de diminuer les risques de contamination.
Les détails de cette étude sont publiés dans les Annales de l'Académie des sciences des États-Unis (PNAS). (RC)
Le coût des traitements force plusieurs parents à attendre de voir un médecin avant de traiter leur enfant, ce qui favorise la propagation des poux d'une tête à l'autre.
Près de 6 pour cent des enfants d'âge préscolaire et scolaire attrapent des poux chaque année. (LCN)
Des Québécois percent les secrets de la grippe A (H1N1)
Montréal, 14 septembre 2009 — Les chercheurs québécois continuent de percer les secrets du virus de la grippe A (H1N1).
Un regroupement de scientifiques de plusieurs universités et centres de recherche a ainsi établi la durée de contagion des personnes atteintes du virus.
Environ 15% des patients sont toujours contagieux 8 jours après le début des symptômes. Au bout de 10 jours, aucun ne représente de risque pour son entourage.
Ces résultats ont été présentés aujourd'hui dans le cadre d'un congrès international qui se déroule à San Francisco, sous l'égide de l'Association américaine de microbiologie. (LCN)
Nouvelles recommandations pour soigner les otites
Montréal, 15 septembre 2009 — Il est maintenant recommandé d'attendre avant d'administrer des antibiotiques pour soigner les otites.
La Société canadienne de pédiatrie recommande aux médecins d'attendre avant de prescrire des antibiotiques pour traiter les otites chez les enfants en bonne santé âgés de plus de six mois.
Selon l'auteure de l'étude publiée dans le Paediatrics & Child Health, Joan Robinson, les diagnostics d'otites peuvent être erronés. Certaines infections résultent d'une bactérie, alors que d'autres sont causées par un virus. De plus, elle ajoute que les infections bactériennes disparaissent souvent d'elles-mêmes.
Habituellement, les otites ne sont ni graves ni contagieuses et peuvent être soulagées avec de l'acétaminophène. Par contre, on recommande aux parents d'amener leurs enfants chez le médecin s'ils présentent des symptômes d'otites.
75% des enfants auront au moins une otite avant d'avoir 1 an. L'infection se manifeste souvent au troisième jour d'un rhume et s'accompagne d'une fièvre inexpliquée, d'une difficulté à dormir, l'enfant se tire l'oreille et est irritable. Dans certains cas rares, un liquide peut s'écouler de l'oreille. Il suffit de bien se laver les mains pour éviter la transmission. (BUM)

Effets nocifs des médicaments sur les enfants
Montréal, 1 octobre 2009 — Des chiffres alarmants par rapport aux effets des médicaments sur les enfants viennent d'être dévoilés.
Le magazine Pediatrics dévoile les résultats plutôt inquiétants d'une étude effectuée par des chercheurs de l'Hôpital pour enfants de Boston.
En effet, bien que les effets secondaires des médicaments courants soient plutôt légers et temporaires, ils pourraient s'avérer plus nocifs chez les enfants.
Sur une période de 10 ans, on a observé que plus de 500 000 enfants par année sont traités en clinique ou aux urgences pour des effets indésirables des médicaments.
Les plus grands risques touchent surtout les moins de 4 ans. On note souvent des éruptions cutanées et des gastro-entérites. 52% des cas ont une réaction allergique qui est découverte parce que le médicament a été ingéré pour la première fois. 22% des enfants se retrouvent à l'hôpital pour des complications.
On recommande donc une plus grande vigilance et un accès plus facile à la liste de tous les effets secondaires possibles. (BUM)

L'acétaminophène augmenterait les risques d'asthme
Montréal, 16 novembre 2009 — L'acétaminophène augmenterait le risque de développer de l'asthme. Les enfants et les adultes qui prennent de l'acétaminophène auraient plus de chances de souffrir d'asthme.
Des chercheurs ont analysé 19 études sur le sujet et ont conclu qu'il y a 1,6 fois plus de chances de développer de l'asthme avec l'acétaminophène. Les enfants qui y sont exposés dans l'utérus ont 1,3 fois plus de chances de développer la maladie et 1,5 fois plus de chances d'avoir une respiration sifflante.
Bien que ce ne soit pas la meilleure façon de prouver que le médicament cause la maladie, ils ont tout de même démontré qu'il y a une relation à étudier de près à l'avenir.
On note une augmentation importante de l'asthme dans le monde et plusieurs chercheurs l'associent à l'utilisation plus grande des médicaments, comme l'acétaminophène, qui affectent les cellules inflammatoires des voies respiratoires en diminuant le niveau de l'antioxydant glutathion dans les tissus pulmonaires.
Toutefois, cela ne devrait pas nous faire craindre l'acétaminophène, notamment lorsqu'il s'agit de faire baisser la fièvre. (BUM)

Le H1N1 serait plus dangereux pour les enfants asthmatiques
Montréal, 19 novembre 2009 — Des chercheurs de l'hôpital Sick Kids de Toronto affirment que l'asthme semble constituer un facteur aggravant important chez les enfants qui contractent la grippe A (H1N1), comparativement à la grippe saisonnière.
Leur étude - la plus importante réalisée sur le sujet à ce jour - a été publiée en ligne jeudi sur le site du Journal de l'Association médicale canadienne. Ils ont comparé les dossiers de 58 enfants hospitalisés pour la grippe A (H1N1) entre le 8 mai et le 22 juin à ceux de 200 jeunes hospitalisés pour la grippe saisonnière entre 2004 et 2009.
Leurs données révèlent que 22 pour cent des enfants hospitalisés pour une infection au virus A (H1N1) souffraient d'asthme, contre 6 pour cent pour ceux de l'autre groupe. De plus, près de la moitié des enfants admis au département des soins intensifs pour la grippe A (H1N1) souffraient d'asthme.
Les chercheurs croient que leurs conclusions devraient influencer les stratégies de vaccination et les thérapies antivirales préventives.
Les gens souffrant de problèmes de santé chroniques, dont l'asthme, ont un accès prioritaire au vaccin A (H1N1) au Canada. (PC)

L'OMS étudie une mutation du virus A (H1N1) signalée en Norvège
Genève, 22 novembre 2009 — L'Organisation mondiale de la santé (OMS) étudie des échantillons d'une mutation du virus A (H1N1) qui a causé la mort de deux personnes en Norvège en plus d'en rendre une troisième très malade.
L'Institut de santé publique de la Norvège a annoncé vendredi que la mutation "pourrait potentiellement (...) provoquer une maladie plus grave" parce qu'elle infecte les tissus respiratoires plus en profondeur que d'habitude.
Mais l'OMS explique que la même mutation a déjà été détectée chez des patients n'ayant présenté que des symptômes modérés, tandis que des échantillons prélevés chez des patients ayant succombé à la maladie ne présentaient pas cette mutation. L'OMS indique donc que «l'impact de cette découverte sur la santé publique demeure ainsi incertain».
Quelque 680 000 Norvégiens auraient souffert de la grippe A (H1N1) jusqu'à présent, dont 23 qui en sont décédés.
L'OMS affirme que la grippe a causé environ 6750 décès à travers le monde jusqu'à présent. (AP)

Grippe H1N1: plus d'enfants hospitalisés que les années précédentes
Montréal, 24 novembre 2009 — Le nombre d'enfants hospitalisés à cause de la grippe H1N1 a largement dépassé celui des saisons de la grippe précédentes, selon la Société canadienne de pédiatrie.
Dans un communiqué de presse, la Société révèle que les 12 centres de santé pédiatriques du Canada avaient rapporté 526 cas, depuis octobre, soit plus que ce qui est observé au cours d'un hiver normal.
En fait, 240 bambins ont été hospitalisés sur une période d'une semaine en novembre, ce qui correspond à environ la moitié des hospitalisations totales durant la saison de la grippe 2008-2009.
La Société a également indiqué que ce nombre était de trois à quatre fois plus élevé que celui des hospitalisations liées à la grippe en une semaine répertorié par le système de surveillance depuis sa mise en place il y a cinq ans.
La docteure Wendy Vaudry, une spécialiste des maladies infectieuses au Stollery Children's Hospital d'Edmonton, a conseillé aux parents de faire vacciner leurs enfants et de recevoir eux-mêmes le vaccin.
Les données ont été compilées par le biais d'un système de surveillance nommé IMPACT qui a été lancé pour identifier les incidents liés à des maladies infectieuses évitables par un vaccin. (PC)
Nathalie Thibault B.Sc. M.Sc.
Consultante en prévention des infections
Propriétaire de Germaction
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